• «  NO PASARAN ! » (Dolorès Ibarruri, dite « La Passionaria », 1937)

    (Ils ne passeront pas)

     

    « WE WILL NEVER SURRENDER ! »( Winston Churchill, 1940)

    (Nous n’accepterons jamais de nous rendre !)

     

    «  EL PUEBLO, UNIDO, JAMAS SERA VENCIDO ! » (Peuple du Chili, 1973)

    « Uni, le Peuple ne sera jamais vaincu ! »

     

    « JE SUIS DEBOUT BIEN QUE BLÉSSÉ (…) JE SUIS LE MAÎTRE DE MON DESTIN,

     JE SUIS LE CAPITAINE DE MON ÂME ! »

     (Poème favori de Nelson MANDELA,  années 1980)

     

     

     «FEMMES ET HOMMES, MOBILISONS NOUS !

     LA SOLIDARITÉ, LE COURAGE ET L’ESPRIT DE RÉSISTANCE SONT NOS      ARMES ! »

    (Alliance des Femmes pour la Démocratie,  14 Novembre 2015)

     

     

    Nous sommes féministes parce que militantes des droits humains ; nous sommes croyantes parce que témoins de l’amour de Dieu ; et l’amour de Dieu , ce sont tous ceux, toutes celles, qui ont sauvé ou tenté de sauver leur prochain en ces jours sombres ; tous ceux et toutes celles qui résistent à la barbarie de toutes les manières possibles !

     

     

     

    Michelle .C. Drouault et Michèle Jeunet


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  •  
    Emoi et conclusions hâtives après l’agression d’une femme en bikini dans un parc de Reims en ajoutant: à lire dans le journal le Monde en cliquant:

     

    http://www.lemonde.fr/police-justice/article/2015/07/26/l-agression-d-une-jeune-femme-dans-un-parc-a-reims-enflamme-les-reseaux-sociaux_4699350_1653578.html


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  • Voici quelques décennies, nul n’aurait eu l’idée d’expliquer le comportement d’une personne, ou le mobile d’un de ses actes, par son appartenance, réelle ou supposée, à une confession.

    Cette époque semble révolue.

    Véritable tarte à la crème qui dispense de toute recherche sur la réalité des drames humains, l’appartenance confessionnelle est désormais brandie par la presse comme l’argument suprême qui, soit insinue l’évidente culpabilité des individus, soit est une entité explicative en elle-même, et fait fi de toute autre considération.

    Les musulmans et les chrétiens catholiques payent un lourd tribut à cette conception manichéenne de la nature humaine, et à ces fausses lapalissades.

     

    C’est « forcément » parce qu’ils sont musulmans que des individus en rupture sont soupçonnés d’être « en voie de radicalisation » ; et on interroge l’entourage avec angoisse : cet homme était il très religieux ? Un imam faisait remarquer à juste titre qu’une grande dévotion ne signifiait EN AUCUN CAS un début de radicalisation, qui elle, relevait du fanatisme ou de la dérive sectaire ; et qu’on ne pouvait placer un espion derrière chaque fidèle…

    Faire Ramadan est un mauvais point, qui rend d’emblée une personne plus suspecte que d’autres.

    L’appartenance à l’Islam comme preuve de tendance à la violence prend le pas sur les difficultés sociales, familiales, ou professionnelles d’un individu. Coupable, forcément coupable, parce que musulman, aurait dit Duras…

     

     Dans un autre registre, il en est de même des catholiques. Etre une personnalité politique notoirement catholique est extrêmement difficile, car toutes les prises de position de cette personne seront ramenées à sa foi, sans qu’il soit du tout tenu compte des mouvances diverses du catholicisme auxquelles elle peut se rattacher, et des prises de distance qui existent avec le magistère concernant des sujets de société.*

     

    Dernièrement, l’affaire Vincent Lambert nous a paru le modèle même de cette grille de lecture simpliste et obsessionnelle, qui explique tout par le fait religieux.

    Rappelons que Vincent Lambert, âgé aujourd’hui de 38 ans, a été victime en 2008 d’un grave accident de la route. Tétraplégique, il se trouve depuis dans un état que les médecins du CHU de Reims qualifient de « pauci-relationnel». Une partie de sa famille, dont son épouse, souhaite un arrêt des soins, ce qui entraînerait sa mort ; l’autre, et en particulier ses parents s’y opposent avec fermeté.

    Qu’est ce qu’un état pauci-relationnel ? Il ne s’agit pas, comme l’écrivent certains journaux, d’un état végétatif. C’est un état dans lequel le patient garde une conscience de son environnement, mais ne peut pas répondre aux stimulations de manière cohérente.

    Il peut ressentir de l’émotion et de la douleur.

    Par ailleurs, Vincent Lambert n’est pas relié à une machine qui le maintient artificiellement en vie. Il est seulement nourri et hydraté artificiellement, car un manque de réflexes, semble t-il, l’empêche de déglutir.

    Il ne nous appartient pas ici de prendre parti.

    Mais seulement de déplorer la partialité des media, qui ne voient qu’une explication à ce drame qui multiplie les rebondissements judiciaires : les parents sont des « catholiques convaincus », ou des « catholiques traditionnalistes ». Certains organes de presse les présentent même comme « liés à la fraternité St Pie X «, sans en avoir aucune preuve.

    Il ne leur vient pas à l’esprit que le sujet n’est pas la religion supposée de ces parents, mais leur douleur extrême de voir mourir leur enfant ; leur peur panique que cette mort soit douloureuse, enfin tous les tourments insupportables de parents confrontés à la maladie grave de celui ou celle qu’ils ont mis-e au monde.

    Faire le deuil d’un enfant est pour certains quelque chose de pratiquement impossible.*

    Il semblerait surtout que dans cette panique de voir son fils mourir de faim et de soif (c’est la dure réalité d’un tel arrêt de soins), Madame Lambert se soit entourée de conseilleurs qui en ont profité pour instrumentaliser l’affaire dans le sens d’une vitrine pour une idéologie rigide sur la fin de vie.

    La douleur de cette mère et de ce père n’est ni respectée, ni entendue. Elle ne l’a pas été dès le départ. Rappelons que la première décision d’arrêt de soins du CHU avait été prise sur simple consultation de l’épouse du patient, en excluant parents et famille, et a été annulée de ce fait.

    La polémique a fait rage.  Oubliant toute compassion, certains journalistes se sont érigés en donneurs de leçons sur le fait qu’être mère signifiait se détacher un jour de son enfant, et le laisser partir…

    Cette femme a besoin de soutien. Et elle n’en a apparemment trouvé que dans des mouvements catholiques. Deux évêques qui n’ont rien d’intégristes viennent d’appuyer sa démarche dans une réflexion assez raisonnable sur notre peu de maîtrise de la vie et de la mort.

    L’affaire est complexe. Pour l’épouse de Vincent Lambert, il est sans doute également intolérable de continuer à voir l’homme qu’elle a aimé dans cet état.  Peut être se voit-elle acculée à une vie sans issue.

    Nous n’avons pas la réponse. Les débats se poursuivent. Aucune décision n’a pu actuellement être prise.

    Mais quand un quotidien titre : « Affaire Lambert, la menace intégriste », sous-entendant que seule une appartenance confessionnelle et idéologique est le moteur de ce refus obstiné de la mort d’un enfant que nul ne peut juger, cela frise l’indécence.

    Une menace, qui est menacé ? De quoi ? L’enjeu de la vie d’un être humain mérite qu’on se pose quelques bonnes questions :

    Est-ce une telle victoire d’avoir le droit d’arrêter la vie de quelqu’un alors qu’il est vulnérable et incapable de se faire entendre ? Que savons-nous de la volonté de Vincent Lambert ?

    Il ne s’agit pas d’une personne en fin de vie qui réclame que l’on abrège ses souffrances, comme cela s’est déjà produit. C’est la toute la complexité et la délicatesse de cette dramatique histoire.

    On peut aussi s’interroger sur le sens du refus de l’hôpital de laisser le patient être transféré dans un autre établissement.

    Mais une chose est certaine : les simplifications sur le « religieux » sont en train d’obscurcir le jugement de nos contemporains.

     

    Michelle .C. DROUAULT

     * 1 Protestants et orthodoxes échappent à ce processus, par quelque mystérieuse alchimie des classifications arbitraires…Quant aux Témoins de Jéhovah, bien que leur prosélytisme soit internationalement connu,  les media leur laissent une paix royale !

     

    * 2 Récemment, de jeunes parents d’une petite fille prématurée sont également revenus sur leur décision  d’arrêt de soins, au grand « étonnement » de l’équipe médicale… Comme si prendre une telle décision était simple !

     

     


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  • Des migrants bien dérangeants

    DES MIGRANTS BIEN DÉRANGEANTS !

     

    Depuis plus d’une semaine, une petite centaine de migrants campe dans des conditions précaires à la frontière italienne prés de Vintimille.

    Ils viennent du Soudan, d’Erythrée, du Darfour, de Syrie.

    Arrivés par bateau en Italie, après un voyage éprouvant où ils ont craint pour leur vie, ils veulent pour la plupart simplement traverser la France, pour gagner d’autres pays d’Europe.

    Mais ils ne le peuvent pas. Les gendarmes et la police française sont là, qui les en empêchent impitoyablement, et les ramènent à leur point de départ italien quand ils essayent de passer en France par train. Tous les trains sont fouillés tous les jours.

    Ils ont payé leur billet, parfois cher (107 euros jusqu’à Paris, 7 euros jusqu’à Nice).Ils ne sont pas contrevenants. Par ailleurs, la libre circulation entre les pays d’Europe existe. Non, leur seul crime est d’être en situation « irrégulière ».

    Une véritable traque aux migrants, une chasse à l’être humain honteuse, sévit en PACA, nous en sommes témoins.

    Sur place, sur les rochers à la frontière, la situation est difficile. Il y a là des hommes, et quelques couples, dont une femme enceinte, signalait un médecin bénévole.

    Les femmes et les enfants étaient regroupés jusqu’il y a quelques jours en gare de Vintimille, dans deux ailes inoccupées du bâtiment. Faute de point d’eau, la situation sanitaire n’est pas brillante, malgré tous les efforts louables de médecins italiens, de bénévoles, et de la population italienne, qui aide particulièrement les enfants.

    Sur les rochers, des particuliers et des associations ont apporté peu à peu des parasols, des couvertures, des matelas ; et distribuent eau et nourriture. Il n’existe que trois WC chimiques pour tout ce monde, et les réfugiés sont contraints de se laver dans l’eau de mer.

    Dénonçant une « urgence humaine », ils ne désarment pas.  Ils ne comprennent pas cette hostilité. La France est un des pays européens qui a accueilli le moins de réfugiés.

    Alors que 57 000 sont arrivés en Italie depuis janvier.

    Le Ramadan a commencé, et, malgré leur fatigue, ceux qui sont musulmans jeûnent dans la journée.

    C’est à nos portes, ici « près de chez nous », ce n’est pas un énième camp de transit vu à la télévision, les pieds dans ses pantoufles.

    Si une manifestation de soutien a eu lieu récemment, elle n’a réuni en France qu’une centaine de personne environ, peut être faute de bonne diffusion de l’information. Et en Italie, un millier.

    Ce que les migrants et les ONG demandent est simple : l’ouverture de l’Europe, et un débat public sur ce problème ; un partage numériquement équitable des migrants dans des conditions dignes et humaines.

    Mais il nous faut bien regarder les choses en face : une majorité de français de la région détournent le regard ; et plus grave, c’est le cas de beaucoup de chrétiens !

    Malgré un appel vibrant de l’évêque de Nice, qui clamait ce 18 Juin : « la dignité des personnes ne se marchande pas », et invite les catholiques à un effort particulier de dons de produits alimentaires et d’hygiène(gérés par le Secours Catholique), estimant que leur place est là, au secours de ces naufragés, les églises ne semblent pas retentir d’homélies et d’interventions vigoureuses, entraînant les paroissiens à aller à la rencontre de leurs frères , pourtant si proches…

    Nous n’avons pas entendu d’exhortations, d’appels à aller manifester ; nul car n’a été affrété pour permettre aux paroissiens éloignés de se rendre manifester sur les lieux, comme dans les récentes manifestations contre le mariage pour les personnes de même sexe.

    Le clergé aurait-il mis moins de zèle à relayer ces propos que la fameuse « prière du 15 Août » de Mgr Vingt Trois en 2013, contre le vote de la loi ?

    Pour être objectives, notons que les mouvements LGBT sont également très discrets…

    « Leur présence (celle des migrants) demande sûrement de nous déranger ! » dit encore Mgr Marceau dans son appel.

    L’évêque a raison.  Est-ce que les catholiques ne veulent pas être « dérangés » dans leur ronron dominical ? Aucune allusion à ce problème, qui pourtant s’étale aux yeux de tous, lors des communions solennelles de la semaine passée…Quel appel stimulant à la foi ce serait pour des communiants, que de leur montrer que la foi n’est pas faite de prières abstraites, mais du souci premier du prochain ! Il semble qu’à Nice, des scouts se soient mobilisés…tant mieux !

    Respectueusement interpellé à la sortie de la messe, un prêtre, visiblement gêné, nous a renvoyés sur le Secours Catholique.

    Le résultat de cette valse-hésitation ne s’est pas fait attendre : des non croyants militants font observer que l’indignation des catholiques est à géométrie variable ; et qu’ils semblent plus se soucier de qui le voisin a dans son lit, que de ce qu’il a, ou pas, dans son assiette, et de ses libertés fondamentales…

    Voici deux jours, le Pape François a lui aussi donné de la voix, et appelé l’Europe à : « ne pas traiter les migrants comme des marchandises ».

    En attendant, les migrants prient comme ils peuvent sur des serviettes de bain…..

     

    Michelle. C .DROUAULT

     

    * Dans un rapport circonstancié, l’ONU vient d’établir qu’elle suspecte l’Erythrée de crimes contre l’humanité . Il n’est donc pas surprenant que l’on cherche à fuir ce pays à n’importe quel prix….

     

    http://france3-regions.francetvinfo.fr/cote-d-azur/2015/06/19/l-eveque-de-nice-et-la-situation-des-migrants-ne-peut-se-satisfaire-de-parquer-des-humains-751953.html

     

    http://www.paris.catholique.fr/declaration-du-conseil-permanent.html

     

     

     


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    « Le  tout n’est pas d’avoir une jupe ! » avait assuré l’Archevêque de Paris en 2008, en évoquant la place des femmes -et des laïcs- dans l’Eglise catholique …

    Il avait ainsi provoqué la fondation du célèbre « Comité de la Jupe », destiné à lutter contre les discriminations envers les femmes dans l’Eglise.

    Nous pourrions le paraphraser, en ajoutant : « une jupe…encore faut il qu’elle soit de la bonne longueur ! »

    En effet, peut-on parler d’un harcèlement des jeunes filles sur leur apparence et leurs codes vestimentaires ?

    La semaine passée, une jeune fille de 15 ans a été exclue des cours (pas de l’établissement) d’un collège de Charleville Mézières, en raison du port d’une jupe noire « trop longue », que les autorités de l’établissement avait jugée constituer un signe religieux.

    Pourtant, la jeune fille retirait bien son voile à l’entrée de l’établissement.

    Nous ne connaissons pas les tenants et les aboutissants de ce conflit ; il est seulement probable que cette jeune personne et ses camarades-elles ont été plusieurs à arborer des jupes longues- ont voulu protester ainsi de façon pacifique contre une directive inefficace et contestable : la loi de 2004 sur les signes religieux à l’école.

    Inefficace sur le fonds, car enfin s’il s’agit de ne pas laisser voir son appartenance religieuse dans l’enceinte de l’école, mais que chacun peut vous croiser dans le quartier, jusqu’à l’entrée même de l’établissement, avec un voile ou une kippa, cette appartenance est sue de tout le monde. La laisser au vestiaire dans l’espace scolaire est alors purement symbolique.

    Ce symbole est il important ?

    Depuis plus de dix ans qu’elle existe, cette loi semble n’avoir rien résolu. Le port du voile n’a pas régressé. Au contraire. Les violences diverses envers les femmes ont régulièrement augmenté, quelle que soit leur tenue. On a infligé des amendes à des femmes portant un « niqab » ; mais les faits d’agressions parfois mortelles sont toujours le fait d’hommes dans les quartiers où elles se produisent.

    Contestable, car on peut estimer que la loi de 2004 contrevient à la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen qui stipule que nul ne peut être inquiété pour ses opinions philosophiques ou religieuses ; et que chacun est libre de manifester ses croyances, y compris au sein de l’espace public, du moment qu’il ne trouble pas l’ordre public. En cela, la loi récente peut être considérée comme discriminatoire.  Nous l’avons déjà mentionné, des mères d’élèves ont été ouvertement discriminées pour leur appartenance à la religion musulmane.

     

    Mais si nous revenons à la jupe, dans quelle situation ubuesque se trouvent donc les jeunes filles actuellement ?

    Si leurs jupes sont estimées trop courtes par leurs camarades, elles se font traiter de « salopes », voire de « putes ». (Ce qui ne serait jamais arrivé dans les années 60/70 avec la mode de la mini-jupe).

    Si les jupes sont trop longues, cette longueur est suspecte ; les enseignants les blâment pour port de « signes religieux ».

    Encore une fois, on réduit les filles à leur apparence physique, et on conditionne leur accès au savoir et leur tranquillité d’esprit pour étudier, à des normes, édictées par des assemblées majoritairement masculines*, ou par le groupe dominant des élèves de sexe opposé. Situation qui n’est aucunement celle des garçons.

    « La patrie est en danger », ironise le « Canard Enchainé » (… )» on va droit à la guerre civile (…) « Sara et ses camarades ont promis de porter des pantalons, mais de quelle forme ?

    Bouffants ? A pinces ? (….) « Il est urgent de saisir le Conseil Constitutionnel »…

    Merci à l’hebdomadaire de son ironie mordante, qui  démontre bien l’absurdité d’une telle polémique.

    « Est ce qu’on n’a vraiment pas autre chose à faire que de s’occuper des jupes des filles ? » demande à son tour un internaute retraité. 

    Hélas, Monsieur !

    Le « jeu de dupes » de « voir sous les jupes des filles » (selon la chanson d’Alain Souchon) est une des grandes affaires de ce monde, parce que le contrôle des femmes est un des grands enjeux du patriarcat.

    Le contrôle sur l’apparence des jeunes filles n’a pratiquement jamais cessé :

    Ma mère ne pouvait sortir du lycée sans gants ; je ne pouvais y rentrer en pantalons, sauf si il gelait ; ni porter de talons ou de maquillage … trente ans plus tard un professeur a réprimandé une élève de la classe de ma fille parce qu’elle portait un vernis à ongles voyant… (Seule nouveauté, la demoiselle aux ongles vernis a rétorqué calmement que cela ne l’empêchait pas d’étudier, et refusé de sortir).

    Récemment, des femmes politiques expliquaient dans un excellent documentaire sur France 5 comment leurs tenues étaient systématiquement commentées par leurs confrères députés ou sénateurs, et par les journalistes, avant même qu’on ne les questionne sur leurs idées ou leur programme.

    Pour exemple, la colère légitime de Nathalie Kokiuzco-Morizet , interviewée sur sa coiffure, et non sur son programme comme candidate à la Mairie de Paris…

    Nous pouvons en conclure que, de l’adolescence à la vieillesse, les filles et les femmes sont regardées avant d’être écoutées ; jaugées, cataloguées, accusées, par le regard de ceux là mêmes qui veulent continuer à avoir des droits sur elles, des droits sur leur corps et leur vie.

    Et l’énergie qu’elles dépensent à contrer ces manifestations de domination est au détriment de celle qu’elles pourraient mettre dans les projets, les recherches, les actions, les œuvres, dont elles sont les inventeures, et dont pourrait profiter davantage l’humanité.

     

    Un remarquable manifeste intitulé «  Laissons les filles tranquilles », signé par plusieurs groupes et personnalités féministes, demande l’arrêt de toutes ces tracasseries stigmatisantes et inutiles dès l’école :

     

    http://www.lemonde.fr/idees/article/2015/03/24/laissons-les-filles-tranquilles_4599912_3232.html

     

     

    Michelle. C. DROUAULT

     

     

    * L’assemblée Nationale comprend 73% d’hommes…

     

     Sur le sujet, le film « Jacky au royaume des Filles » renverse la vapeur, et nous tend un miroir grinçant sur la domination masculine…


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