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    « Le  tout n’est pas d’avoir une jupe ! » avait assuré l’Archevêque de Paris en 2008, en évoquant la place des femmes -et des laïcs- dans l’Eglise catholique …

    Il avait ainsi provoqué la fondation du célèbre « Comité de la Jupe », destiné à lutter contre les discriminations envers les femmes dans l’Eglise.

    Nous pourrions le paraphraser, en ajoutant : « une jupe…encore faut il qu’elle soit de la bonne longueur ! »

    En effet, peut-on parler d’un harcèlement des jeunes filles sur leur apparence et leurs codes vestimentaires ?

    La semaine passée, une jeune fille de 15 ans a été exclue des cours (pas de l’établissement) d’un collège de Charleville Mézières, en raison du port d’une jupe noire « trop longue », que les autorités de l’établissement avait jugée constituer un signe religieux.

    Pourtant, la jeune fille retirait bien son voile à l’entrée de l’établissement.

    Nous ne connaissons pas les tenants et les aboutissants de ce conflit ; il est seulement probable que cette jeune personne et ses camarades-elles ont été plusieurs à arborer des jupes longues- ont voulu protester ainsi de façon pacifique contre une directive inefficace et contestable : la loi de 2004 sur les signes religieux à l’école.

    Inefficace sur le fonds, car enfin s’il s’agit de ne pas laisser voir son appartenance religieuse dans l’enceinte de l’école, mais que chacun peut vous croiser dans le quartier, jusqu’à l’entrée même de l’établissement, avec un voile ou une kippa, cette appartenance est sue de tout le monde. La laisser au vestiaire dans l’espace scolaire est alors purement symbolique.

    Ce symbole est il important ?

    Depuis plus de dix ans qu’elle existe, cette loi semble n’avoir rien résolu. Le port du voile n’a pas régressé. Au contraire. Les violences diverses envers les femmes ont régulièrement augmenté, quelle que soit leur tenue. On a infligé des amendes à des femmes portant un « niqab » ; mais les faits d’agressions parfois mortelles sont toujours le fait d’hommes dans les quartiers où elles se produisent.

    Contestable, car on peut estimer que la loi de 2004 contrevient à la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen qui stipule que nul ne peut être inquiété pour ses opinions philosophiques ou religieuses ; et que chacun est libre de manifester ses croyances, y compris au sein de l’espace public, du moment qu’il ne trouble pas l’ordre public. En cela, la loi récente peut être considérée comme discriminatoire.  Nous l’avons déjà mentionné, des mères d’élèves ont été ouvertement discriminées pour leur appartenance à la religion musulmane.

     

    Mais si nous revenons à la jupe, dans quelle situation ubuesque se trouvent donc les jeunes filles actuellement ?

    Si leurs jupes sont estimées trop courtes par leurs camarades, elles se font traiter de « salopes », voire de « putes ». (Ce qui ne serait jamais arrivé dans les années 60/70 avec la mode de la mini-jupe).

    Si les jupes sont trop longues, cette longueur est suspecte ; les enseignants les blâment pour port de « signes religieux ».

    Encore une fois, on réduit les filles à leur apparence physique, et on conditionne leur accès au savoir et leur tranquillité d’esprit pour étudier, à des normes, édictées par des assemblées majoritairement masculines*, ou par le groupe dominant des élèves de sexe opposé. Situation qui n’est aucunement celle des garçons.

    « La patrie est en danger », ironise le « Canard Enchainé » (… )» on va droit à la guerre civile (…) « Sara et ses camarades ont promis de porter des pantalons, mais de quelle forme ?

    Bouffants ? A pinces ? (….) « Il est urgent de saisir le Conseil Constitutionnel »…

    Merci à l’hebdomadaire de son ironie mordante, qui  démontre bien l’absurdité d’une telle polémique.

    « Est ce qu’on n’a vraiment pas autre chose à faire que de s’occuper des jupes des filles ? » demande à son tour un internaute retraité. 

    Hélas, Monsieur !

    Le « jeu de dupes » de « voir sous les jupes des filles » (selon la chanson d’Alain Souchon) est une des grandes affaires de ce monde, parce que le contrôle des femmes est un des grands enjeux du patriarcat.

    Le contrôle sur l’apparence des jeunes filles n’a pratiquement jamais cessé :

    Ma mère ne pouvait sortir du lycée sans gants ; je ne pouvais y rentrer en pantalons, sauf si il gelait ; ni porter de talons ou de maquillage … trente ans plus tard un professeur a réprimandé une élève de la classe de ma fille parce qu’elle portait un vernis à ongles voyant… (Seule nouveauté, la demoiselle aux ongles vernis a rétorqué calmement que cela ne l’empêchait pas d’étudier, et refusé de sortir).

    Récemment, des femmes politiques expliquaient dans un excellent documentaire sur France 5 comment leurs tenues étaient systématiquement commentées par leurs confrères députés ou sénateurs, et par les journalistes, avant même qu’on ne les questionne sur leurs idées ou leur programme.

    Pour exemple, la colère légitime de Nathalie Kokiuzco-Morizet , interviewée sur sa coiffure, et non sur son programme comme candidate à la Mairie de Paris…

    Nous pouvons en conclure que, de l’adolescence à la vieillesse, les filles et les femmes sont regardées avant d’être écoutées ; jaugées, cataloguées, accusées, par le regard de ceux là mêmes qui veulent continuer à avoir des droits sur elles, des droits sur leur corps et leur vie.

    Et l’énergie qu’elles dépensent à contrer ces manifestations de domination est au détriment de celle qu’elles pourraient mettre dans les projets, les recherches, les actions, les œuvres, dont elles sont les inventeures, et dont pourrait profiter davantage l’humanité.

     

    Un remarquable manifeste intitulé «  Laissons les filles tranquilles », signé par plusieurs groupes et personnalités féministes, demande l’arrêt de toutes ces tracasseries stigmatisantes et inutiles dès l’école :

     

    http://www.lemonde.fr/idees/article/2015/03/24/laissons-les-filles-tranquilles_4599912_3232.html

     

     

    Michelle. C. DROUAULT

     

     

    * L’assemblée Nationale comprend 73% d’hommes…

     

     Sur le sujet, le film « Jacky au royaume des Filles » renverse la vapeur, et nous tend un miroir grinçant sur la domination masculine…


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    A l’occasion du 8 mars, ma réflexion s’est porté sur des évènements en apparence sans aucun lien entre eux, mais participant inexorablement du même système de domination d’une moitié de l’humanité sur l’autre.

    Le procès DSK nous a montré le visage particulièrement odieux de la version occidentale de cette domination, fait de mépris, d’injustice, et d’une violence symbolique inouïe :

    Nous y avons appris que n’importe quel homme (blanc de préférence) du moment qu’il a de l’argent et du pouvoir, peut acheter un ou des corps dont il peut user à discrétion (du moment qu’il ne va pas jusqu’à les tuer), et que la Loi ne trouve pas cela condamnable.

    Au tribunal, le prévenu de proxénétisme aggravé faisait face à des personnes prostituées, qui indiquaient la rémunération perçue pour une soirée avec l'intéressé, et décrivaient des relations extrêmement brutales,  et imposées. C’est à dire que même à l’intérieur de la relation « marchande » de la prostitution, il existe un code des services que le ou la prostitué-e accepte ou n’accepte pas, et que ce code n’avait même pas été respecté !

    Il est difficile de comprendre comment le discours du prévenu a pu être entendu par le tribunal : selon lui, il ignorait que ces personnes étaient prostituées ; elles auraient été simplement « libertines ». Si ces personnes étaient libres, et que certaines formes de relations leur ont été imposées par la force ou l’intimidation, alors il s’agirait d’agressions sexuelles caractérisées. Mais le tribunal n’a pas retenu cette notion.

    Nous avons vu face à face un homme qui manipule des millions, et des femmes qui ont raconté avoir été contraintes de se prostituer pour nourrir leurs enfants « parce qu’un jour elles ont ouvert le frigo, et qu’il était vide ». Cet homme, comme les autres, a donc profité de leur misère, mais à la misère, a ajouté l’humiliation. Une femme s’est décrite comme « empalée de l’intérieur » par un rapport de sodomie imposé.

    Cette femme a été violée. Nous soutenons qu’on peut violer une personne prostituée, parce que son corps n’appartient pas au client de manière complète et permanente, mais pour un temps et des services déterminés, et qu’il existe un consentement, même au sein de la relation prostitutionnelle.

    L’indulgence générale d’une partie de la presse, et d’une partie de la classe politique, envers DSK a brillamment démontré que les intérêts de classe et la solidarité masculine primaient sur les soi-disant idéaux humanistes professés par ailleurs par certains de ses défenseurs.

    Cerise sur le gâteau, les « Femen » venues seins nus clamer leur position abolitionniste de la prostitution, ont été vigoureusement interpellées. Foin de libertinage, il était question de les inculper d’ « exhibition sexuelle », mais à ma connaissance, les pouvoirs publics n’ont pas à ce jour sombré dans ce ridicule… La répression ne s’exerce donc jamais à l’encontre  des dominants, mais seulement contre les dominé-es qui se révoltent.

     

     

    Voici quelques jours, à l’autre bout du monde en Inde, Mukesh Singh, l’un des accusés du viol en réunion d’une jeune étudiante dans un bus en décembre 2012 a, depuis sa prison, exprimé son point de vue, et dit tout haut ce que certains hommes pensent tout bas :

    « Une fille convenable ne se promène pas dans les rues à 21 heures. Les filles sont beaucoup plus responsables des viols que ne le sont les garçons. Filles et garçons ne sont pas égaux.

    Les filles doivent faire le ménage et s’occuper de la maison, pas aller en discothèque et dans les bars la nuit, à faire des choses inconvenantes en portant des tenues « mauvaises ».

    Il n’y a que 20% des filles qui sont correctes  ».

    Puis, il a clairement expliqué que si la jeune Jyoti ne s’était pas défendue, et n’avait pas appelé à l’aide, ils l’auraient juste « laissée après se l’être faite. » Elle aurait du se taire et se laisser faire. »

    La suite est d’une violence considérable, mais au risque de choquer nos lectrices et lecteurs elle est importante : « Les 15 ou 20 minutes qu’ont duré l’incident, je conduisais le bus…La fille criait « au secours, au secours, aidez-moi ! » Un des jeunes a tiré quelque chose d’elle, c’étaient ses intestins qui sortaient…alors nous l’avons trainée à l’avant du bus, et jetée dehors ».*

    Rien ne pourra nous faire croire qu’il s’agit de « pulsions sexuelles ».

     Jyoti a été violée à l’aide d’une barre de fer rouillée, jusqu’à l’éviscération, et elle est morte de ses blessures. Son fiancé, qui a essayé de l’aider, a été battu sévèrement et blessé. ( Ce qui prouve qu’être accompagnée d’un homme ne sert à rien, c’est le seul fait d’être dehors qui est un crime !)

    Nous sommes devant des actes de haine et de barbarie.

    En Inde, les manifestations qui ont suivi la mort de Joyti ont été massives, et mixtes !

    Les coupables ont été condamnés à mort pour cinq d’entre eux. Hélas, la peine de mort ne résoudra pas le problème des violences envers les femmes.

     

    Quelle différence entre la personne « empalée de l’intérieur » par un homme sans respect, et la malheureuse Joyti, violée jusqu’à la mort ? Juste une question de degré.

    L’une a survécu pour témoigner, l’autre pas.

    Mais en France, à part les Femen, pas de manifestations.

    Pour la France, ceux qui méprisent les droits des femmes, ce sont toujours les « autres », les sous développés, les sans culture, les immigrés, les étrangers, les musulmans.

    Et les religions sont les grandes accusées de tous les maux.

    Aucun des deux hommes dont nous venons de parler n’est musulman ; et DSK est le parfait exemple de l’ « homme de gauche éclairé » qui ne se réclame d’aucune confession.

    La domination masculine est un fléau qui tue. Elle est internationale et trans-idéologique.

    Alors, en ce 8 mars, nous avons encore fort à faire !

    Mais ce n’est pas une raison pour baisser les bras….

     

     

    Michelle. C. DROUAULT

     

     

     

    *source : Reuters, article de Shelly Walla, traduction personnelle.


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  • C’est un hasard si nous avons publié hier, avant de prendre connaissance de l’attentat contre « Charlie Hebdo », l’article sur « une musulmane engagée ». Mais ce hasard est opportun :

    Il montre que , comme l’a dit le recteur de la Mosquée de Paris, ces attaques n’ont rien à voir avec l’Islam, ni avec l’ensemble des musulmans et musulmanes de France.

    La liberté de conscience, d’expression, de contestation, et même d’irrévérence lorsque c’est nécessaire, sont des valeurs que nous défendons sur ce blog.

    Femmes, nous savons ce qu’est la volonté de réduction de la pensée.

    Nous n’étions pas forcément d’accord avec eux, mais NOUS AUSSI, NOUS SOMMES CHARLIE !

     

     

    MCD et MJ


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  • D’après une récente émission télévisée, (les dossiers de Téva, Téva magazine, le samedi 13 décembre,)  l’hostilité à l’invisible « théorie du genre », aux A B C D de l’Égalité et  autres « Manifs pour Tous » en rose et bleu, ne seraient en fait que la concrétisation de stratégies de marketing…Oui, oui !

    En effet, à celles qui disaient « nous voici revenues 50 ans en arrière », je répondais « pas du tout, ça vient de sortir ! » Car si on se réfère aux catalogues et vitrines des années 50 et 60, et à nos souvenirs pour ceux qui le peuvent, les jouets n’étaient pas présentés comme « genrés » et étaient mixtes dans leur présentation : on y voyait classiquement un petit garçon et une petite fille, qui jouaient ensemble, souvent. A la stricte exception des poupées, j’en conviens.

    Cette émission bien documentée le confirme.

    La distinction n’a commencé à s’opérer que vers les années 80.

    Juste au moment où deux lois emblématiques venaient de renforcer la dignité des femmes (la loi Veil sur l’IVG, et celle sur le divorce par consentement mutuel). Est ce un hasard ?

    Cela n’a pas grand chose à voir, affirment plusieurs sociologues et chercheurs.

    Par contre les « stratégies de communication » et les « techniques de marketing se sont intensément développées.

    On s’est alors aperçu que des jouets mixtes et de bonne qualité pouvaient servir indifféremment à un frère ou une sœur plus jeune l’année suivante ; et aussi être offert collectivement à deux enfants ensemble (des jumeaux, par exemple, ou très proches par l’âge). Mauvais pour le chiffre d’affaires, mot magique dont on nous rabat les oreilles chaque Noël : la Bonne Nouvelle des chrétiens s’est transformée en bon résultat du chiffre d’affaires !

    Les commerciaux se sont peu à peu attelés à produire des catalogues séparés, des codes couleurs très tranchés, et à « fabriquer du désir genré » chez les enfants, si j’ose m’exprimer ainsi.

    C’est ce que dénonce avec humour le dessin rose et bleu « touche pas à mes stéréotypes de genre », avec un Zorro bleu et une fée rose.

    Il est comique de penser que l’Eglise catholique, qui vitupère à juste titre contre la société de consommation, se serait simplement engouffrée « à l’insu de son plein gré » dans le béni-oui-oui du marketing…

     Des expériences de testing sur des enfants de 3 à 6 ans, montrent qu’il n’existe aucun penchant « naturel » des enfants des deux sexes pour l’une ou l’autre catégorie de jouets.

    Ce sont les jeunes parents qui en ont été parfois les plus gênés : ils n’auraient pas imaginé que leur garçonnet adore jouer avec un baigneur et une poussette, ou que leur fillette se passionne pour les astronautes…il leur a bien fallu se confronter à cette réalité.

    Alors, les « Manifs pour Tous » orchestrées en sous-main par des industriels du jouet ?

    Nous n’en savons rien ; par contre, cette avalanche de rose et de bleu est surtout américaine.

    Et  elle introduit très précocement (trop) chez les enfants une conscience rigide de leur sexe, et une limitation de leur humanité.

    Autre bonne nouvelle : la cinéaste Agnès Varda s’est elle même définie comme une « féministe joyeuse » lors de sa distinction par l’European Film Academy.

    Est-ce que ce n’est pas formidable ? Malgré les humoristes de « la Barbe », et les militantes des « Femen », on dépeint souvent les féministes comme de tristes bonnets de nuit sans imagination…

    Joyeuses fêtes à toutes et à tous !

    Et à l’année prochaine !

    Dés 2015, nous recommencerons à vous parler de qu’est ce qu’être une femme en ce monde, et du rapport des femmes à la spiritualité.

     

    Michelle. C. Drouault

     

     

     

         

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    Les bonnes nouvelles de fin d’année !

    D’après une récente émission télévisée, (les dossiers de Téva, Téva magazine, le samedi 13 décembre,)  l’hostilité à l’invisible « théorie du genre », aux A B C D de l’Égalité et  autres « Manifs pour Tous » en rose et bleu, ne seraient en fait que la concrétisation de stratégies de marketing…Oui, oui !

    En effet, à celles qui disaient « nous voici revenues 50 ans en arrière », je répondais « pas du tout, ça vient de sortir ! » Car si on se réfère aux catalogues et vitrines des années 50 et 60, et à nos souvenirs pour ceux qui le peuvent, les jouets n’étaient pas présentés comme « genrés » et étaient mixtes dans leur présentation : on y voyait classiquement un petit garçon et une petite fille, qui jouaient ensemble, souvent. A la stricte exception des poupées, j’en conviens.

    Cette émission bien documentée le confirme.

    La distinction n’a commencé à s’opérer que vers les années 80.

    Juste au moment où deux lois emblématiques venaient de renforcer la dignité des femmes (la loi Veil sur l’IVG, et celle sur le divorce par consentement mutuel). Est ce un hasard ?

    Cela n’a pas grand chose à voir, affirment plusieurs sociologues et chercheurs.

    Par contre les « stratégies de communication » et les « techniques de marketing se sont intensément développées.

    On s’est alors aperçu que des jouets mixtes et de bonne qualité pouvaient servir indifféremment à un frère ou une sœur plus jeune l’année suivante ; et aussi être offert collectivement à deux enfants ensemble (des jumeaux, par exemple, ou très proches par l’âge). Mauvais pour le chiffre d’affaires, mot magique dont on nous rabat les oreilles chaque Noël : la Bonne Nouvelle des chrétiens s’est transformée en bon résultat du chiffre d’affaires !

    Les commerciaux se sont peu à peu attelés à produire des catalogues séparés, des codes couleurs très tranchés, et à « fabriquer du désir genré » chez les enfants, si j’ose m’exprimer ainsi.

    C’est ce que dénonce avec humour le dessin rose et bleu « touche pas à mes stéréotypes de genre », avec un Zorro bleu et une fée rose.

    Il est comique de penser que l’Eglise catholique, qui vitupère à juste titre contre la société de consommation, se serait simplement engouffrée « à l’insu de son plein gré » dans le béni-oui-oui du marketing…

     Des expériences de testing sur des enfants de 3 à 6 ans, montrent qu’il n’existe aucun penchant « naturel » des enfants des deux sexes pour l’une ou l’autre catégorie de jouets.

    Ce sont les jeunes parents qui en ont été parfois les plus gênés : ils n’auraient pas imaginé que leur garçonnet adore jouer avec un baigneur et une poussette, ou que leur fillette se passionne pour les astronautes…il leur a bien fallu se confronter à cette réalité.

    Alors, les « Manifs pour Tous » orchestrées en sous-main par des industriels du jouet ?

    Nous n’en savons rien ; par contre, cette avalanche de rose et de bleu est surtout américaine.

    Et  elle introduit très précocement (trop) chez les enfants une conscience rigide de leur sexe, et une limitation de leur humanité.

    Autre bonne nouvelle : la cinéaste Agnès Varda s’est elle même définie comme une « féministe joyeuse » lors de sa distinction par l’European Film Academy.

    Est-ce que ce n’est pas formidable ? Malgré les humoristes de « la Barbe », et les militantes des « Femen », on dépeint souvent les féministes comme de tristes bonnets de nuit sans imagination…

    Joyeuses fêtes à toutes et à tous !

    Et à l’année prochaine !

    Dés 2015, nous recommencerons à vous parler de qu’est ce qu’être une femme en ce monde, et du rapport des femmes à la spiritualité.

     

    Michelle. C. Drouault

     

     

     

     


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