• Un texte de la Bible occulté et obturé

    Dans l’Eglise catholique romaine, des textes de la Bible sont lus durant des célébrations liturgiques. Pour tous les jours de l’année et pour les messes des dimanches.

     Depuis le Concile Vatican II, un nombre plus important de textes sont entrés dans la Liturgie.

    Mais pas tous. Les catholiques romains n’entendent jamais le chapitre 4 du Livre des Juges. Cet « oubli » de l’un d’entre eux me semble significatif.  Pourquoi ? Parce que c’est un texte de la Bible où l’on voit une femme en position d’autorité civile et religieuse. On fait mémoire d’elle non pas en tant que mère, non pas en tant qu’épouse. Non on fait mémoire d’elle en tant que personne ayant exercé  un gouvernement efficace, reconnu par le siens. Nous avons donc avec ce texte, un exemple de la capacité des femmes à gouverner. Cas unique retenu mais qui peut faire penser qu’il n’a pas été le seul.

    Pourquoi est-il occulté, obturé dans la liturgie catholique-romaine ? Parce qu’il donnerait à penser que des femmes pourraient très bien, dans l’Eglise, avoir des charges de gouvernement !

    Michèle Jeunet

     

    Ce texte, que je ne connaissais pas du tout, m’a paru intéressant sous plusieurs angles.

    C’est à mon sens un texte à teneur politique : la résistance à la tyrannie est possible, mais il faut être plusieurs, unis, pour y parvenir.

    Ensuite, la relation entre Baracq et Débora est assez contemporaine. 
    Il a besoin de courage. Il sollicite cette femme respectée, et reconnaît sa  propre faiblesse :

    « Si tu ne viens pas avec moi, je n’irai pas ».

    Elle accepte, mais le prévient : il ne peut pas retirer seul les honneurs de cette bataille qu’ils vont mener, car la tyrannie doit tomber par les mains d’une femme. 
    Il est probable qu’à l’époque déjà, la propension des hommes utiliser les femmes, pour ensuite se proclamer les seuls vainqueurs, était forte.

    Ils sont donc égaux et complémentaires, et c’est une bien meilleure complémentarité dans l’action pour la justice, que celle que l’on nous propose en tant que femmes chrétiennes en ce moment !

    Néanmoins, je reste un peu interrogative devant la violence de Yaêl avec son piquet.

    Fichtre !

    Mais est ce que cela ne fait pas tomber l’imagerie mièvre des femmes telle que l’Eglise tente de nous l’inculquer depuis deux siècles ?

    Michelle.C. Drouault

     


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