• Les évêques canadiens du Nord-Ouest (Alberta ; Territoires du Nord Ouest) ont publié un texte qui fait débat, et souvent, choque :

     
    Selon eux sacrement de l’onction des malades, de réconciliation, et funérailles religieuses, seraient absolument incompatibles avec l’euthanasie ou le suicide assisté.

     
    Ces directives concernant l’accompagnement des malades font suite au vote par le Sénat canadien le 17 Juin 2016 d’une loi fédérale autorisant l’aide légale à mourir.

     
    Ce procédé pour légal qu’il soit leur paraît moralement condamnable, et les pratiques pour abréger les jours d’un malade incurable seraient « de graves affronts à la dignité de la vie humaine ».

     
    Tout malade qui amorce le processus serait en état de faute grave ; et tant qu’il n’a pas reconsidéré sa décision, le prêtre n’est pas admis à lui administrer les derniers sacrements.

     
    Pas de funérailles religieuses non plus ! Non pas pour punir la personne(sic) mais pour reconnaître sa décision comme contraire à la foi chrétienne.

     
    Posture idéologique qui ne tient pas compte de la réalité humaine, ce texte semble rédigé par des hommes froids et insensibles, accrochés au dogme, et ne fait sans doute qu’ajouter la douleur à la douleur pour les fidèles.

     
    Qui demande la mort, et en quelles circonstances ?

     
    En France il s’agit d’une demande extrêmement minoritaire. Elle survient surtout en cas de maladie incurable et lourdement invalidante.

     
    Cependant, il est flagrant que les patients ne veulent pas mourir, ils veulent juste arrêter de souffrir ; ils ont peur de la  souffrance et de la dépendance, à juste titre.

     
    Si on dispose à présent de tout un arsenal pour contrer la douleur, il n’est pas toujours bien utilisé, et surtout les services de soins palliatifs sont , en France, trop peu nombreux et mal développés. La médecine est très déshumanisée dans certains services, et les malades qui n’ont pas une famille très présente se sentent souvent abandonnés aux mains de soignants qui n’ont pas le temps de les écouter. D’où le désespoir et les demandes d’euthanasie.

     
    Par ailleurs, la maladie grave induit fréquemment une dépression : effets secondaires décourageants des chimiothérapies, déchéance physique, vie sociale court-circuitée, tout cela est tellement dur à vivre que le malade finit par dire « je préfère en finir que vivre ainsi ».

     
    Accompagné et soutenu dans un environnement positif,  sa souffrance entendue et prise en charge, les effets secondaires des traitements atténuée, la dépression traitée, le malade change généralement d’optique. J’ai pu l’observer professionnellement dans un service spécialisé.

     
    Un grand malade est une personne affaiblie, sa vision des choses est déformée par un corps et un psychisme en souffrance. N’en déplaise aux évêques canadiens, ce n’est pas une personne qui décide , rose et fraiche dans son lit, qu’elle veut mourir le lendemain !   C’est un être au bout du rouleau, angoissé, paniqué, qui veut qu’on le sorte du tunnel, et ne voit plus qu’une seule issue , la mort. Le souhait de mort peut être issu d’une souffrance psychique insurmontable.

     
    La philosophe et théologienne Lytta Basset l’exprime remarquablement dans son analyse du Livre de Job dans la Bible :

     
    « C’est l’excès du mal imposé à Job qui lui fait désirer la mort ; il ne désire pas la mort pour la mort ; il désire que cesse cette vie qui n’est plus une vie (…) d’où la seule issue envisageable, la mort pour venir à bout d’un mal insupportable, et non pour venir à bout de la vie »*

     
    Sanctionner de surcroit le malade par ces refus de sacrements est injustement cruel, et dénote un manque de charité inquiétant pour des évêques.

     
    Désespérer leur famille par des refus d’obsèques religieuses parait également d’une insigne cruauté.

     
    Un ami prêtre m’avait expliqué que l’ancienne position rigide de l’Eglise sur le suicide visait, à des époques où la vie était très dure et parfois désespérante, à empêcher les découragés de mettre fin à leurs jours. On agitait donc la peur de l’exclusion, de la honte publique et de l’enfer pour inciter les gens à rester en vie. « Nous n’en sommes plus là » me disait il «  et nul ne peut se mettre à la place de Dieu pour juger celui qui en arrive au suicide ».

     
    La place de Dieu, tout est là.

     
    Si nous reprenons les réflexions de Lytta Basset : « pour les humains est en TOUS LES CAS mal ce qui FAIT MAL Nul ne saurait s’ériger en juge du mal de l’autre sans usurper la place de Dieu »… « Tout pêché, dans la Bible, est rupture de la relation avec Dieu. Décider si cette rupture est volontaire ou non revient à usurper la place de Dieu »*

     
    Il me semble que ce soit la question fondamentale. Dieu seul connaît notre cœur, et Il ne se refuse jamais.

     
    Religion du père Fouettard prêchée par des gendarmes en soutane, les directives canadiennes,

    ne semblent pas en phase avec la Miséricorde très invoquée par le Pape François.

     
    Avant de s’ériger en douaniers de la vie éternelle, que font ces évêques pour soutenir les malades ?  Sont ils rentrés en communication avec eux, car toute approche de la douleur suppose la communication avec le souffrant ? Ont ils eux mêmes suivi une formation sur la réalité des pathologies graves, la psychologie des patients en fin de vie ?

     
    Ces directives impliquent elles un guide de « dissuasion empathique » du patient ?

    Il est permis d’en douter.

     
    Beaucoup de catholiques sont las qu’on leur demande encore et encore de souffrir en serrant les dents, parfois des souffrances atroces(n’oublions pas qu’on a voulu obliger une fillette de 9 ans violée à avoir des jumeaux sous peine d’excommunication de sa mère voici seulement quelques années !) sans jamais manifester aucune indulgence aucune compréhension pour ceux qui n’y arrivent simplement pas.

     
    Je ne suis pas favorable à l’euthanasie car j’estime cette notion dangereuse, et ses dérives vers l’eugénisme ou la facilité certaines.

     
    Mais à mon sens rien n’excuse de se mettre à la place d’un Dieu vengeur imaginaire pour ajouter aux détresses existantes.

     
    Sr Michèle Jeunet me rejoint dans mon refus de l’euthanasie. Elle fait observer qu’en France, par exemple des communautés religieuses sont engagées dans les soins palliatifs : les sœurs Xavières pour les catholiques ; les diaconesses pour les protestantes ; et nombre de baptisés laïcs . En désaccord avec les évêques de l’Ouest canadien concernant l’accès aux sacrements, elle estime que le sacrement de réconciliation et le sacrement des malades doivent être donnés à tous ceux et celles qui en font la demande, car ils sont d’un grand secours moral.

     
    Ceux qui reçoivent les sacrements de manière habituelle ne sont pas toujours en phase avec la doctrine officielle, mais cela ne les empêche ni de les demander, ni de les recevoir !

     
    Malheureusement les évêques sont les seuls à pouvoir prononcer ces sortes de « fatwas », des directives  « hiérarchiques » ordonnant aux prêtres ce qu’ils doivent accorder ou refuser.

     
    Nous nous accordons toutes les deux sur le fait que le vrai désir, profond, est celui de vivre !

     
    Alors comment se fait il que tout un pan de la société préfère à présent accompagner le désir de mourir plutôt que le désir de vivre ?

     
    Sommes nous rentrés dans la « culture de mort » que dénonçait St Jean-Paul II ?

     
    J’ai été frappée, en effet, par cette question récurrente posée par les journalistes à tous les candidats à l’élection présidentielle : « êtes vous favorable à l’euthanasie ? » « faut il aller plus loin dans la fin de vie ? » Il est tout à fait surprenant que même un candidat qui évoque le « futur désirable » se dise favorable à cette pratique, tout en admettant que les problèmes éthiques comme celui là sont personnels et intimes.

     
    Cette campagne est frappante par les peurs qu’elle dégage, et sur lesquelles surfent les marathoniens de la course au pouvoir : peur de « l’invasion » d’autres différents, peur de la perte d’une identité fantasmée, peur légitime du terrorisme…mais à la rage de destruction ne faudrait il pas opposer la rage de vivre ? ceux qui s’affichent contre l’euthanasie prêchent par ailleurs la mort lente du repli sur soi et de l’enfermement. Ceux qui se disent favorables parlent de liberté, de maîtrise, alors que la première liberté devrait être avant tout celle de VIVRE dignement.

     
    Les migrants broyés, les morts de la rue, n’ont pas demandé à mourir. Ils avaient la soif de vivre, ils se sont battus, désespérément, âprement pour survivre.  Des reportages montrent des hommes maigres, souffrants , les mains écorchées à force de tenter de franchir des barrières, pourchassés comme des animaux, et qui ne renoncent pas. Ils le pourraient. Ils pourraient trouver que leur vie ne vaut plus la peine. Mais non. C’est cela la force de vie.

     
    Tant qu’un seul être ne peut vivre dignement à côté de nous, la question de la liberté de mourir est factice et illusoire.

     
    La jeunesse n’a t-elle pas besoin qu’on lui montre des raisons de vivre, plutôt que lui présenter la mort comme un choix banalement possible ? Les suicides de jeunes hommes et femmes sont hélas nombreux, et je suis douloureusement surprise que ce ne soit pas cette question qui soit posée aux candidats : « Qu’allez vous faire pour endiguer les suicides de jeunes, les suicides de travailleurs harcelés ?  qu’allez vous faire pour que plus personne ne meure dans la rue ? ».

     
    Les postures idéologiques, des évêques comme des politiques, lorsqu’elles sont déconnectées du réel, de la tangibilité du mal, ne sont que des concepts creux qui n’amènent jamais de solutions.

     

     Michelle. C. DROUAULT, en collaboration avec Sr Michèle JEUNET

     
    *1 Lytta Basset « Guérir du malheur », Albin Michel, 1999

    *2 idem

     

     


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    Etre un enfant en France semble être une situation aléatoire, assortie d'une protection à géométrie variable. La vulnérabilité de l’enfance ne paraît pas mettre à l’abri de l’intolérance ; et cela depuis fort longtemps.

    Les enfants Roms, expulsés sans ménagements de leurs campements avec leurs familles ; les enfants des banlieues, traités par la police comme d’éternels suspects potentiels ; les enfants sans papiers, traités comme des majeurs si ils sont isolés, ou placés en centre de rétention si ils sont avec leurs parents, dans une criminalisation grandissante de l’illégalité administrative : tous subissent une discrimination insupportable dénoncée depuis des années par les associations, tant laïques que confessionnelles.

    Sans que leur situation évolue beaucoup.

    Si le racisme actuel s’exerce surtout envers les immigrés africains, maghrébins, ou roumains, et les français antillais ou d’origine arabe, il fut une époque ou au contraire, mieux valait pour un enfant ne pas être trop blond…

    Un ouvrage remarquable paru en 2004, « Enfants maudits », de Jean Paul Picaper et Ludwig Norz,* retrace le calvaire vécu entre 1942 et 1960 par les enfants nés pendant la seconde guerre mondiale d’un père allemand et d’une mère française, et surnommés « enfants de Boches ».

    En 2004, on les estimait à 200 000.

    La paternité, réelle ou supposée, d’un allemand, exposait un enfant à quolibets, insultes, coups, brimades, de la part de beaucoup de ses camarades, souvent de son instituteur, et dans la majorité des cas, d’une partie de sa famille. Ainsi, une femme raconte comment, jusqu’à l’adolescence, elle avait été maltraitée par son grand père, vétéran de la guerre de 14/18, qui reportait sur elle sa haine des allemands, ennemi « héréditaire ».

    La blondeur éclatante, les yeux très bleu, attiraient une suspicion immédiate si le père était inconnu.

    Un tel ostracisme est le résultat du dogme patriarcal de l’appartenance de l’enfant au père, au seul sang du père. Car enfin, ces enfants avaient des mères françaises, ils étaient aussi fils et filles de françaises, autant qu’enfants d’allemands !

    Ces enfants ont grandi avec un tel sentiment de honte que la plus part n’ont pas osé parler de ces maltraitances, ni de leur cause, à leur conjoint  une fois mariés.

    C’est très tard qu’ils ont entamé des recherches, encouragés par les auteurs de cet ouvrage, et par l’association « Cœurs sans Frontières ».*

    En 2010, la Chancelière Allemande a décidé d’accorder aux enfants de couples mixtes qui connaissaient l’identité de leur père, la nationalité allemande en sus de leur nationalité française : ils sont devenus bi-nationaux. Certains ont même changé de patronyme ; ou bien accolé celui de leur père à celui de leur mère. Souvent, ils ont fait connaissance de leur famille allemande, oncles, tantes, demi frères et sœurs, plus rarement, de leur père si il était encore en vie.

    Ces récits font trembler :

    Le régime de Vichy s’en est pris aux enfants juifs, en les  forçant à porter l’étoile jaune dès l’âge de 7 ans , en les interdisant de jardin public, d’école, de loisirs et même de bicyclette  ; puis en les raflant pour les livrer aux allemands qui les envoyaient à la mort ; et la majorité des français n’a réagi que devant cette dernière atrocité.

    A la Libération, la France plongée dans le mythe de la Résistance massive a tourné sa haine vers les plus impuissants ; elle a tondu des femmes, et stigmatisé d’autres enfants, les « enfants de Boches ».

    C’est à dire que la notion de l’irresponsabilité des enfants devant leur origine n’était pas acquise ; celle de leur vulnérabilité, et des dégâts psychologiques irréversibles causés par les discriminations et la violence dans l’enfance, non plus. Malgré l’expérience de la guerre.

    L’est elle vraiment de nos jours ?

    Certes, une minorité éclairée par quelques psychanalystes et pédopsychiatres passionnés par l’enfance en a conscience.

    Cependant les faits de répression injustifiée envers des mineurs que nous citions plus haut permettent de douter  de la diffusion réelle des impératifs d’une véritable protection du statut d’enfant.

    L’actualité récente a de tristes échos : des politiques exhibent comme programme le fait de discriminer les enfants en vertu de la religion de leurs parents, et de supprimer une pratique vieille de trente ans : proposer aux enfants juifs ou musulmans des menus alternatifs sans porc dans les cantines scolaires.

    Après avoir vu leurs mères voilées interdites d’accompagnement de sortie scolaire, nul doute que certains enfants ne développent un fort sentiment d’exclusion et  peut être, de haine.

    Comment s’étonner qu’ensuite, ils aient la tentation de se jeter dans les bras de sectes qui jouent sur l’identité religieuse ?  Ce n’est qu’hypocrisie.

    Nous le rappelions dans un autre article : « malheur à celui qui blesse un enfant » ! 

    Mais les blesseurs d’enfants sont prêts à en piétiner des troupes entières si cela peut leur assurer le pouvoir…

    Le plus inquiétant a été la réaction des internautes sur les sites des journaux numériques : un large consensus de lecteurs se dégage en faveur de cette mesure aussi discriminatoire qu’inutile.  A gauche, des laïcards fanatiques crient victoire devant la disparition d’un « symptôme » religieux de plus qui « empoisonnerait » l’atmosphère. A droite, d’autres prétendent que la suppression des menus alternatifs favorisera le « vivre ensemble » ?

    Rendons grâce à ceux qui soufflent dans la soupe : un internaute fait une intervention remarquable en demandant le sens exact d’une telle mesure : le fait que chaque élève puisse choisir son repas a-t-il  créé des bagarres scolaires ? Evidemment, non ! Le fait de manger du porc est-il un élément de neutralité ? Et il fustige -à juste titre- les « interdits gratuits non fondés par une loi ». Le plus intéressant dans ce commentaire, est la remarque que les français possèdent une étrange capacité à DÉTOURNER LE SENS DES VALEURS.

    Ce qui est tout à fait juste.

    En attendant, il semble que l’on soit plus attentif à de telles futilités purement idéologiques, qu’à la sécurité des enfants à l’école, et à leur intégrité physique et morale : les autorités judiciaires n’avaient pas jugé opportun de renseigner l’Education Nationale sur les tendances pédophiles et les condamnations antérieures d’un enseignant du primaire, qui se trouve actuellement mis en examen pour viols sur mineurs…

    Etre enfant en France ? Courage, on finit toujours par grandir…..

     

    Michelle C. DROUAULT

     

    *1 Jean-Paul PICAPER, Ludwig NORZ, « Enfants Maudits », Editions des Syrtes, 2004

     

    *2 Cœur sans Frontières, Herzen ohne Grenzen,

     

         association franco-allemande des Enfants de la Seconde Guerre Mondiale


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    Les auteures de ce blog sont heureuses de répercuter l’information de la Marche Mondiale de Femmes

    dont le mouvement « Osez le féminisme » est partie prenante.

    http://www.osezlefeminisme.fr/

    MARCHE MONDIALE DES FEMMES
    a l'occasion de la journée internationale des droits des femmes    
    RDV 8 mars 2015
    14h30 Place de la REPUBLIQUE


    L’égalité femmes-hommes dans les faits et dans les mentalités ne va pas de soi : harcèlement dans les transports, inégalités salariales, viols, violences dans le couple… Pour progresser, mesures politiques et moyens financiers sont les seuls à même de mettre en œuvre les changements à grande échelle au sein de la société. En France et partout dans le monde, la journée du 8 mars est l’occasion de pointer les difficultés d’accès à l’égalité et de mobiliser pour de réelles améliorations pour toutes les femmes !
     
    Si ces derniers mois des avancées ont été obtenues (vote d’une loi en août 2014 sur l’égalité réelle entre les femmes et les hommes, annonce d’un plan IVG le 16 janvier dernier, mise en place d’un groupe de travail national pour lutter contre les violences dans les transports en commun…) force est de constater que la situation des femmes a peu évolué et qu’elle reste fragile. La politique menée par le gouvernement, notamment en matière économique a profondément dégradé les conditions de vie de beaucoup de femmes. Allongement de la durée de cotisation pour les retraites, fin de l’universalité des allocations familiales, travail du dimanche, toutes ces mesures ont ou vont particulièrement toucher les femmes et en particulier les plus précaires.
     
    Aujourd’hui plus que jamais, Osez le féminisme !  appelle toutes les femmes et les hommes à se mobilier et à descendre dans la rue pour avancer vers l’égalité réelle !

    Cette année, Osez le Féminisme est partenaire de la Marche Mondiale des Femmes. Pour en savoir plus:
    https://marchemondialedesfemmes2015.wordpress.com/

    Si vous voulez être militant-e dans la préparation de la manifestation du 8 mars à Paris 14h30 République, voici quelques propositions de distribution de tracts et collage. Merci de vous y inscrire en répondant au formulaire : https://docs.google.com/forms/d/1G21e0E74JO8DTZISTc0Vc5AlnBMUBTdlgozoj3rYQgo/viewform  

    en urgence!

    Anne-Cécile Mailfert

    Co-porte-parole d'Osez le Féminisme

     

     

     


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  • NOUS AVONS BESOIN DE VOUS !

     

    Les appels n’ont pas manqué, depuis les attentats de Janvier, pour exhorter les responsables religieux musulmans, ainsi que les simples fidèles, et même toutes les personnes de confession ou de culture musulmane, à un véritable « aggiornamento » de l’Islam.

    Chacun a donné de la voix et du geste.

     

    Un AUTRE DÉFI attend ceux qui sont de religion catholique, ou de culture catholique, qu’ils et elles soient fidèles, croyants, ou simples baptisés, mais non-croyants :

    Le Pape François tente une réforme de l’Eglise en profondeur, en donnant lui même l’exemple, pour qu’elle soit plus proche des démunis, plus conforme à l’Evangile, et plus ouverte.

    Par ses gestes envers les réfugiés de Lampedusa ; ses discours publics sur l’accueil de toutes les personnes quelle que soit leur orientation sexuelle, ou la « paternité responsable », il a donné le ton d’une autre image de l’Eglise.

    Or, à l’occasion du Synode sur la Famille, pour lequel François a pris soin de distribuer un questionnaire pour les fidèles pour connaitre leur sentiment(ce qui est une première !), et qui aura lieu en Octobre 2015, le Pape est l’objet d’une fronde pernicieuse et déclarée de prélats conservateurs et archaïques, appuyés par une partie de la Curie Romaine, soucieux de garder des privilèges et d’exercer un certain pouvoir, en particulier la domination et le contrôle des femmes.

    Vous trouverez en lien une interview du chef de file de cette contestation, le cardinal américain Burke, qui entend « viriliser » le catholicisme par l’E-mangelization( !), et considère que les divorcés remariés commettent l’adultère…Quant aux exclus et aux pauvres, il n’en parle même pas.

    Que le message de l’Evangile soit ainsi dévoyé est aussi grave que la radicalisation de l’Islam ou les rigidités misogynes du judaïsme orthodoxe.

    Nous ne pouvons tolérer qu’en notre nom, on présente au monde une vision de Dieu étriquée, infantilisante, désespérante.

    L’ouverture des religions au monde moderne par la réflexion et la concertation est un enjeu  indispensable pour la justice et la paix sociale.

    Que nul ne se permette plus de juger, de stigmatiser, d’exclure, de violenter, au nom de Dieu.

    Nous en sortirons grandis.

    Aussi, à cet effet, nous vous invitons, que vous soyez proche ou éloigné-e- de l’Eglise, à signer les pétitions de soutien au Pape François :

     

     

    Michelle C.DROUAULT et Michèle JEUNET

     

    http://www.lesnouvellesnews.fr/index.php/cafouillage/sexisme-ordinaire/4149-raymond-burke-un-cardinal-comme-une-caricature

     

    http://www.baptises.fr/content/je-soutiens-le-pape-françois

     

     

    http://www.parvisquebec.com/pape.htm


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  • LES VIOLENCES MACHISTES SONT LA PREMIÈRE CAUSE DE MORTALITÉ DES FEMMES ENTRE 15 ET 44 ANS.

    EN FRANCE, CHAQUE HEURE, 10 FEMMES APPELLENT LE 3919 pour signaler un cas de violence,

    Ces violences mobilisent ici un budget de 25 millions d’euros par an…..

    Les violences envers les femmes sont internationales, constantes, et touchent aussi bien des enfants de sexe féminin que des femmes âgées.

    Elles recouvrent la sélection des fœtus féminins, l’infanticide, l’excision, le mariage forcé, le viol, les crimes d’honneur, les violences de couple, le manquement au droit à l’éducation et à la santé ; la prostitution, la discrimination salariale, le harcèlement au travail, la misère des veuves contraintes à mendier dans certains pays…..

    Elles ont pris depuis les années 90 un visage nouveau et particulièrement barbare : LE VIOL MASSIF COMME ARME DE GUERRE.

    Pratique reconnue avec beaucoup de difficultés (car personne ne voulait y croire) durant la guerre de Bosnie en ex-Yougoslavie, elle s’est étendue en Afrique, et s’y ajoute à présent l’enlèvement de fillettes et de jeunes filles.

    Les gouvernements semblent dépassés par la recherche des coupables.

    Réclamons que ces viols de masse soient qualifiés en CRIMES CONTRE L’HUMANITÉ, et passibles du TPI : des témoignages précis montrent que ces viols touchent des enfants de moins de 8 ans, des femmes enceintes sur le point d’accoucher, des femmes âgées : il s’agit d’atteindre une ethnie ou un groupe tout entier au travers des femmes, qui transmettent la vie.

    Récemment, 80 femmes maliennes survivantes de ces viols au cours du conflit du Mali en 2012, se sont dressées pour réclamer justice.

    Nous sommes la moitié du Monde, résistons !

     

    Michelle. C. Drouault et Michèle Jeunet

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


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