•  

     L’Eglise catholique nous fait honte. Elle défend en ce moment le mensonge et la manipulation.

    J’ai nommé les sites anti-IVG qui se font passer pour des sites officiels d’information, et trompent des femmes et des jeunes filles déjà aux prises avec une décision difficile.

    Dans une société démocratique, chacun est libre d’être pour ou contre l’interruption de grossesse pour soi même, et d’exprimer son opinion.

    Mais la lâcheté qui consiste à avancer masqué et à ne pas afficher ses opinions pour tromper les femmes et les empêcher d’avoir recours à une IVG tant elles deviennent inquiètes et terrorisées par les fausses informations qui leur sont données, doit être sévèrement condamnée.

    Les femmes journalistes ou élues (Aurore Bergé, députée LR, entre autres) qui ont « testé » ivg.net sont formelles : aucun véritable soutien n’est proposé ; aucune information médicale fondée n’est fournie. Seules sont énoncés des constats fantaisistes et lapidaires (ex : « les couples ne s’en remettent pas »).

    Par ailleurs, il semble qu’un « hameçonnage »  soit pratiqué pour obtenir les coordonnées des appelantes. La plupart des femmes croient de bonne foi avoir à faire à une organisation officielle. (il y a un numéro vert)

    C’est uniquement CE DÉLIT DE TROMPERIE qui est en cause. Pas autre chose.

    Il est justement nommé « délit d’entrave à l’IVG ».

    Aucune censure n’est exercée sur des sites qui annonceraient clairement que l’IVG ne leur paraît pas toujours une bonne solution et qu’il existe des alternatives.

    La Conférence des Evêques de France prend les femmes pour des idiotes qu’il convient d’influencer par de semblables supercheries.

    Si débat il doit y avoir sur l’IVG, ce n’est certainement pas à des hommes célibataires et sans responsabilités de l’initier, mais aux femmes elles mêmes.

    Nous attendons la CEF sur la véritable défense des faibles : les enfants d’Alep ; les enfants victimes « collatérales » des violences conjugales (73 enfants orphelins de mère ; 35 tués avec leur mère …).

    Nous souhaitons qu’elle remplisse les églises par un message de confiance ; et pas qu’elle les vide par de tels agissements indignes de chrétiens.

     

    Michelle. C. DROUAULT


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  • 25 NOVEMBRE, JOURNÉE CONTRE LES VIOLENCES FAITES AUX FEMMES :

    JACQUELINE SAUVAGE RESTE EN PRISON !

    LE MESSAGE EST CLAIR :UNE « BONNE » FEMME BATTUE EST UNE FEMME MORTE !

    134 femmes décédées sous les coups en 2016.

    Et les politiques ont l’indécence de se gargariser de « nos valeurs » !

    Vos valeurs , messieurs, c’est cela : cette femme prisonnière de la misogynie et ces 134 autres qui ne pourront plus jamais parler…

    Michelle.C.DROUAULT


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  • « Un migrant qui a payé son passage est une unité de commerce ; et il ou elle est échangé contre un prix négocié » (…)Beaucoup sont ainsi ballotés pendant des années sur le sol libyen(...).

    C’est ainsi que s’exprime, dans le magazine « TIME », le photographe NARCISO CONTRERAS, lauréat 2016 du prix Carmignac. Cette distinction récompense le meilleur photoreportage sur les violations des droits humains.

    Le photographe mexicain a effectué trois voyages sur les côtes libyennes, plaque tournante du trafic humain « Ce que j’ai vu en Libye, c’est un marché », martèle-t-il.

    Dans une magnifique exposition trop peu connue (4 place St-Germain des Prés, maison de l’Industrie, à Paris jusqu’au 13 novembre), Contreras montre en images et explique :

    La chute de Khadafi a laissé une vacance du pouvoir. Par cette brèche se sont engouffrés des milices tribales, rapidement alliées à des réseaux criminels.

    Elles contrôlent à présent la mer et le commerce d’êtres humains, effectuant  « achats » et « ventes » de groupes de réfugiés entassés dans des centres de détention illégaux.

    Les détenus doivent travailler des mois, voire des années pour payer leur libération ; d’autres sont libérés grâce à leur famille à qui les réseaux mafieux réclament des sommes astronomiques par téléphone, en faisant un odieux chantage aux mauvais traitements sur le détenu.

    Il n’existe ni ventilation ni hygiène dans les centres, par une température de 40°. Beaucoup d’hommes et de femmes tombent malades, ou deviennent fous.

    Trois millions de personnes environ végètent dans le camp de détention de Garabuli.

    D’où viennent-ils ? Majoritairement d’Afrique subsaharienne, par la frontière avec le Niger ; du Soudan ou d’Érythrée.

    Lorsqu’ils survivent, et ont payé leur passage, ils sont placés en hâte sur des embarcations peu solides en direction de l’Italie. Les embarcations coulent, beaucoup de personnes se noient.Les gardes–côtes libyens et la marine italienne tentent de les secourir. 8500 personnes ont été rescapées la semaine dernière.Des appareils de surveillance de l’OTAN survolent les côtes. Ils repèrent souvent des corps , dont beaucoup d’enfants et de bébés, échoués sur les rivages. Une horreur indicible.

    CONTRERAS a eu bien du mal à déterminer pourquoi les actions du gouvernement libyen n’étaient pas plus efficaces. Certes , ils combattent les milices. Sans succès.

    Et le photographe lui-même a dû payer des milliers de dollars pour qu’on le laisse accéder à ces zones…

    C’est après avoir vu l’exposition que j’ai réalisé que nombre des migrants que j’avais rencontrés en 2015 à la frontière franco-italienne étaient des rescapés de ce bagne.

    Et que ceux qui avaient atteint la « jungle » de Calais en faisaient partie également.

    C’est contre ces hommes et ces femmes ayant vécu l’esclavage que certains villageois et élus français veulent « se défendre» et lancent des pétitions.

    C’est alors que l’indécence des commentaires que je lis chaque jour dans la presse à la suite de reportages sur les migrants m’a sauté aux yeux.

    Tout d’abord , lorsque les médias décrivent la réalité, ils sont discrédités : ils sont traités de « menteurs » , de « naïfs » et « d’idiots utiles ». Un déni forcené.

    Quant aux migrants , le manque d’empathie et de compassion à leur égard est flagrant.

    Les stéréotypes pleuvent : eux aussi sont menteurs ; ils ont une « culture du mensonge », dissimulent leur âge, leur lieu d’origine. Les mineurs -c’est à dire des enfants- n’ont pas droit à davantage de compassion : leurs plaintes sont tournées en dérision : « comment, il a fait 5000 kms jusqu’à Calais, et il pleurniche parce qu’il a raté le bus ? ». Lequel de ces internautes apprécierait que son enfant de 13 ou 14 ans dorme deux nuits dehors par le froid suite à un manque d’organisation ? En effet, les journalistes décrivent un manque général d’information et d’organisation lors du démantèlement de la jungle de Calais, et une omniprésence policière pas toujours compréhensive.

    Mais il est clair que pour beaucoup de lecteurs de la presse, ces enfants ne sont pas comme nos enfants (1300 mineurs à Calais !), ces femmes qui veulent rejoindre leur époux en Angleterre ne sont pas des personnes respectables. À tous est déniée la dimension universelle d’être humain.

    Certains commentaires sont carrément odieux par la déshumanisation qu’ils expriment, et rappellent les heures les plus sombres de l’antisémitisme :

     « A Stalingrad, il y a déjà des encombrants, alors pourquoi pas des migrants, juste une autre forme d’encombrants ! ».(Commentaire sur le site du « Monde », 29 octobre).

    Les Juifs étaient des « nuisibles », les Tutsis des « cafards », voilà les réfugiés des « encombrants ».

    La chaîne FR3 Pyrénées, à la suite d’un reportage sur les migrants, a reçu des invectives si ordurières et racistes qu’elle a refusé de les publier. J’ai honte.

    Alors tous, croyants et incroyants, allons voir l’exposition, achetons le livre de photos, faisons le passer. Nous ne pouvons pas dire que nous ne savions pas.

    Et si c’est possible, répondons aux « réalistes endurcis » de tout poil qui veulent nous faire croire que certains sont moins humains que d’autres.

     Le seul enjeu immédiat, urgent, prioritaire, est celui-là.

     Michelle.C. DROUAULT

     http://time.com/4538519/libya-human-trafficking/photo/libya-human-traffic-narciso-contreras-01/?xid=emailshare


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  • « J’ai vu beaucoup de morts » (…) « mais jamais rien de tel. C’est choquant. Cela vous fait penser que vous ne vivez pas dans un monde civilisé ».

    Ce sont les propos du photographe grec de l’AFP ARIS MESSINIS, dans une interview au « New York Times », traduits dans la revue « Courrier International ».

    Le 4 octobre dernier, Messinis se trouvait à bord de l’Astral, un bateau de sauvetage d’une ONG espagnole, au large des côtes libyennes où des migrants tentent pas milliers de gagner l’Italie ou la Turquie.

    Il décrit des scènes qui rappellent le temps de l’esclavage, et des embarcations de négriers :

    « Dans un des bateaux, plus d’une vingtaine de personnes étaient mortes asphyxiées par la foule massée sur le bateau. Dans d’autres embarcations, les corps étaient enchevêtrés sur le sol, contraignant les survivants à grimper sur les cadavres » (…)

    Au cours de cette journée, 4655 personnes ont été secourues ; 28 ont perdu la vie.

    Elles venaient principalement d’Erythrée, de Somalie, du Nigeria, pays où sévissent la dictature, les conflits, ou la famine.

    En 2016,  plus de 4000 personnes se sont noyées en Méditerranée, dont 3500 entre janvier et Mai.

    75000 réfugiés fuyant la Syrie sont actuellement piégés à la frontière avec la Jordanie.

    Plus de 10 000 réfugiés Afghans au Pakistan sont harcelés par les autorités, et souvent contraints de retourner dans leur pays en guerre.

    Beaucoup sont incarcérés illégalement dans des centres de rétention, sans recours possible à un avocat, et sans considération pour leurs enfants.

    Selon Amnesty International, le viol est monnaie courante dans ces voyages avec des passeurs, et beaucoup de femmes et de filles prennent la précaution d’un contraceptif oral pour éviter une grossesse issue d’un viol…

     

    Les photos d’Aris Messinis ne sont pas de la fiction, comme le film « Twelve Years A Slave ». (Bien que ce soit basé sur des faits réels, ce sont des acteurs que nous voyons)

    Elles sont des témoignages insoutenables.

    Le photographe a présenté sur une chaine de télévision une photo emblématique d’une famille rescapée, avec l’espoir que ceux qui la regarderont s’identifieront à cette famille, semblable à la leur, et lutteront pour un meilleur accueil de tous les réfugiés.

    Je crains que ses espoirs ne soient déçus : en France, les communes qui doivent accueillir des réfugiés « se défendent » « organisent la résistance » avec le concours des élus !

    Des habitants manifestent carrément leur hostilité sur la voie publique, comme à Montpellier dernièrement.

    Ils ne veulent pas d’autres êtres humains désespérés, de femmes et d’enfants épuisés. Cet accueil est pourtant prévu dans des bâtiments inutilisés, et avec un accompagnement social et sanitaire. Là où il existe déjà, il se passe bien. Plusieurs reportages ont montré que, d’abord méfiants, les villageois ont du convenir que les réfugiés s’intégraient peu à peu à la vie commune sans problème. Mais peu importe. Les français ont peur de leurs frères humains, une peur irrationnelle qu’ils ne sauraient expliciter. Car enfin, que craignent-ils exactement ? Cela n’est jamais dit. Le mot « migrant » est inlassablement associé avec « insécurité » et « terrorisme » par la presse dite populaire. Or le danger, il est pour ceux qui fuient des pays où ils n’ont pas d’avenir, si ce n’est peu de chances de survie.

    Le reportage « Exode », diffusé sur la chaîne Canal +*, a montré le parcours  d’une famille syrienne, n’ayant échappé à la noyade et à l’arrestation que pour subir une marche forcée.

    « Ce qu’on nous fait » dit le père de famille, « c’est un crime contre nos enfants ».

    La France n’a accueilli que 12000 syriens depuis 2011, alors que la Jordanie en a accueilli 655 000 ! Les premiers pays d’accueil, on ne le dira jamais assez, sont les pays voisins, Jordanie, Liban, Iran, Turquie…

    Mais peu importe en effet cette réalité : un politique français déniait récemment aux réfugiés leur humanité en persistant à évoquer des « flux migratoires », et « l’erreur » de la Chancelière allemande Angela Merkel de leur avoir ouvert les portes de l’Allemagne.

    Madame Merkel a sauvé l’honneur de l’Europe, et les réactions de mes compatriotes me couvrent de honte.

    Comme durant la seconde Guerre Mondiale, l’Europe montre le hideux visage du rejet et de l’égoïsme. Elle n’a rien appris. Rien.

     

    Michelle C. DROUAULT

     

    * Et qu’on peut par conséquent revoir si on l’a manqué

    * ci-joint un texte du maire de Palerme :

     

    http://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/10/11/leoluca-orlando-il-faudrait-abolir-le-permis-de-sejour-c-est-la-peine-de-mort-de-notre-temps_5011787_3212.html


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  • Les sociétés démocratiques sont fragiles car ceux qui veulent leur disparition utilisent la liberté pour ensuite la détruire. Plus on acceptera l’expression islamique dans l'espace public, comme par exemple, l’usage du « burkini », plus se répandra un islam totalitaire et offensif.

     

    Le catholicisme a pu accepter le pluralisme parce que des lois de séparation de l’Etat et de l’Eglise, l'ont stoppé dans son emprise sur la société. Ces lois nous ont délivré du système de  chrétienté que l’occident à vécu autrefois. Dans certains pays la loi religieuse islamique impose un ordre similaire. Système de chrétienté d’hier et charia islamique de certains pays  sont anti-démocratiques en soi.

    Les lois religieuses islamistes sont en train de s'exporter dans les pays démocratiques en bénéficiant d'une liberté qui est refusée dans beaucoup de pays musulmans.

     

    Celle qui parle, c'est quelqu'un qui est heureuse de vivre maintenant et non au Moyen-Age, car avec les idées qu'elle a...elle aurait fini  sur le bûcher !

    La laïcité pour moi, c'est une protection contre une maladie des religions, une dérive qui est sa volonté d’imposer à tous leurs convictions avec une force qui leur est propre : se réclamer du divin

    La laïcité, c'est une liberté contre le concept de  religion d'État qui a fait tant de mal en Occident et qui continue à en faire dans les pays où l'islam est la seule religion possible.

    La question de la liberté d'expression doit donc avoir un traitement particulier quand il s'agit du religieux.

     

    Personnellement je suis contre le port de la soutane...et aussi de l'habit pour les religieux-ses dans l'espace public.

    Je suis religieuse et je ne porte aucun signe distinctif.  C’est une forme de respect de ne pas imposer « visuellement » ma foi. C’est une manière d’entrer en relation sans étiquette pour ne pas induire  tout de suite la question religieuse. Mais quand la question vient, je suis heureuse de dire qui je suis et les gens sont souvent étonnés…et heureux !

    Donc ma position n'est pas particulière pour l'islam, elle touche toutes les religions.

     

    Je ne les renvoie pourtant pas dans un espace strictement privé  car elles peuvent contribuer de manière positive au débat de société et à un agir pour le bien commun.

    Personnellement je partage ma foi par mon travail, par l’écriture, par mon blog en usant d’une légitime liberté mais sans provocation, sans prosélytisme.

     

    L’islam en France doit apprendre à vivre cette laïcité comme l’on appris le judaïsme, le catholicisme, le protestantisme.

     

     

     

    Michèle Jeunet


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