• C’est un hasard si nous avons publié hier, avant de prendre connaissance de l’attentat contre « Charlie Hebdo », l’article sur « une musulmane engagée ». Mais ce hasard est opportun :

    Il montre que , comme l’a dit le recteur de la Mosquée de Paris, ces attaques n’ont rien à voir avec l’Islam, ni avec l’ensemble des musulmans et musulmanes de France.

    La liberté de conscience, d’expression, de contestation, et même d’irrévérence lorsque c’est nécessaire, sont des valeurs que nous défendons sur ce blog.

    Femmes, nous savons ce qu’est la volonté de réduction de la pensée.

    Nous n’étions pas forcément d’accord avec eux, mais NOUS AUSSI, NOUS SOMMES CHARLIE !

     

     

    MCD et MJ


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  • « Très tôt j’avais remarqué que les hommes utilisaient les arguments religieux pour dominer les femmes. J’ai compris qu’il fallait passer par la connaissance approfondie des textes religieux pour contrecarrer ces abus. »….

    «  On peut utiliser les arguments théologiques pour casser les préjugés traditionnels »

     

    C’est ainsi que s’exprime Sabiha Husic, théologienne de l’Islam, psychothérapeute bosniaque, et directrice depuis 2007 du centre « MEDICA ZENICA », premier centre de thérapie pour les femmes victimes de traumatismes et de viols pendant la guerre de Bosnie.

    « Durant la guerre de Bosnie », explique-t-elle sur son site, « je suis devenue une réfugiée, et pour la première fois,  j’ai réalisé l’impact des traumatismes des femmes découlant de la guerre » (…) « En essayant de me guérir, j’ai voulu aussi guérir les autres femmes ; particulièrement  les survivantes de viols de guerre » (…)

    Sabiha réunit des groupes de femmes informels, puis travaille au centre « Medica Zenica ».

    Ensuite, elle devient diplômée de l’Université Islamique, et psychothérapeute.

    Le 19 Novembre 2014, l’organisation pour les droits des Femmes « Women For Women » (des Femmes pour les Femmes) lui décerne le prix 2014 de « Femme du Monde » pour son action efficace et acharnée, et ses programmes d’aide aux femmes victimes de viols de guerre massifs en Bosnie, sous forme d’aide juridique et médicale.

    Sabiha a mobilisé des femmes de toutes les religions, et a également été nommée :

    « Bâtisseuse de paix Interreligieuse ».

     

     Elle fait le constat qu’hélas, s’est établie dans les procédures juridiques une sorte de « hiérarchie du traumatisme » ; le viol vient en dernier, après les victimes de l’épuration ethnique et les victimes de torture. Et les femmes sont contraintes pour poursuivre leur plainte, d’apporter des preuves (!) et d’être confrontées à leurs agresseurs. Il n’existe pas pour elles de programme de protection spécifique.

    Beaucoup de victimes de viols ont amèrement reconnu leurs bourreaux qui mènent une vie paisible, et ont des pages facebook, tandis qu’elles doivent affronter l’indifférence ou la pression de leur famille pour taire ce qui leur est arrivé.

    Cela doit changer. Et l’impunité des violeurs doit cesser.

     

    La communauté islamique a aidé à l’acceptation par les familles et l’entourage, des problèmes et difficultés des femmes traumatisées : elle a fourni des médiateurs.

    Notons qu’une « fatwa » de 2008 a déclaré les femmes violées dans le cadre de la guerre de « shahida », martyres de l’Islam. Ce qui a contribué à assurer leur dignité.

     

    Nous ne pouvons que saluer, non seulement le courageux travail de SABIHA HUSIC, mais aussi la finesse et la perspicacité de ses analyses, que nous partageons :

    Les religions peuvent être un instrument de libération de femmes si elles se les approprient, et non un prétexte de domination.

     

    Michelle .C. DROUAULT

     

     

     


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  • D’après une récente émission télévisée, (les dossiers de Téva, Téva magazine, le samedi 13 décembre,)  l’hostilité à l’invisible « théorie du genre », aux A B C D de l’Égalité et  autres « Manifs pour Tous » en rose et bleu, ne seraient en fait que la concrétisation de stratégies de marketing…Oui, oui !

    En effet, à celles qui disaient « nous voici revenues 50 ans en arrière », je répondais « pas du tout, ça vient de sortir ! » Car si on se réfère aux catalogues et vitrines des années 50 et 60, et à nos souvenirs pour ceux qui le peuvent, les jouets n’étaient pas présentés comme « genrés » et étaient mixtes dans leur présentation : on y voyait classiquement un petit garçon et une petite fille, qui jouaient ensemble, souvent. A la stricte exception des poupées, j’en conviens.

    Cette émission bien documentée le confirme.

    La distinction n’a commencé à s’opérer que vers les années 80.

    Juste au moment où deux lois emblématiques venaient de renforcer la dignité des femmes (la loi Veil sur l’IVG, et celle sur le divorce par consentement mutuel). Est ce un hasard ?

    Cela n’a pas grand chose à voir, affirment plusieurs sociologues et chercheurs.

    Par contre les « stratégies de communication » et les « techniques de marketing se sont intensément développées.

    On s’est alors aperçu que des jouets mixtes et de bonne qualité pouvaient servir indifféremment à un frère ou une sœur plus jeune l’année suivante ; et aussi être offert collectivement à deux enfants ensemble (des jumeaux, par exemple, ou très proches par l’âge). Mauvais pour le chiffre d’affaires, mot magique dont on nous rabat les oreilles chaque Noël : la Bonne Nouvelle des chrétiens s’est transformée en bon résultat du chiffre d’affaires !

    Les commerciaux se sont peu à peu attelés à produire des catalogues séparés, des codes couleurs très tranchés, et à « fabriquer du désir genré » chez les enfants, si j’ose m’exprimer ainsi.

    C’est ce que dénonce avec humour le dessin rose et bleu « touche pas à mes stéréotypes de genre », avec un Zorro bleu et une fée rose.

    Il est comique de penser que l’Eglise catholique, qui vitupère à juste titre contre la société de consommation, se serait simplement engouffrée « à l’insu de son plein gré » dans le béni-oui-oui du marketing…

     Des expériences de testing sur des enfants de 3 à 6 ans, montrent qu’il n’existe aucun penchant « naturel » des enfants des deux sexes pour l’une ou l’autre catégorie de jouets.

    Ce sont les jeunes parents qui en ont été parfois les plus gênés : ils n’auraient pas imaginé que leur garçonnet adore jouer avec un baigneur et une poussette, ou que leur fillette se passionne pour les astronautes…il leur a bien fallu se confronter à cette réalité.

    Alors, les « Manifs pour Tous » orchestrées en sous-main par des industriels du jouet ?

    Nous n’en savons rien ; par contre, cette avalanche de rose et de bleu est surtout américaine.

    Et  elle introduit très précocement (trop) chez les enfants une conscience rigide de leur sexe, et une limitation de leur humanité.

    Autre bonne nouvelle : la cinéaste Agnès Varda s’est elle même définie comme une « féministe joyeuse » lors de sa distinction par l’European Film Academy.

    Est-ce que ce n’est pas formidable ? Malgré les humoristes de « la Barbe », et les militantes des « Femen », on dépeint souvent les féministes comme de tristes bonnets de nuit sans imagination…

    Joyeuses fêtes à toutes et à tous !

    Et à l’année prochaine !

    Dés 2015, nous recommencerons à vous parler de qu’est ce qu’être une femme en ce monde, et du rapport des femmes à la spiritualité.

     

    Michelle. C. Drouault

     

     

     

         

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  •  

    Les bonnes nouvelles de fin d’année !

    D’après une récente émission télévisée, (les dossiers de Téva, Téva magazine, le samedi 13 décembre,)  l’hostilité à l’invisible « théorie du genre », aux A B C D de l’Égalité et  autres « Manifs pour Tous » en rose et bleu, ne seraient en fait que la concrétisation de stratégies de marketing…Oui, oui !

    En effet, à celles qui disaient « nous voici revenues 50 ans en arrière », je répondais « pas du tout, ça vient de sortir ! » Car si on se réfère aux catalogues et vitrines des années 50 et 60, et à nos souvenirs pour ceux qui le peuvent, les jouets n’étaient pas présentés comme « genrés » et étaient mixtes dans leur présentation : on y voyait classiquement un petit garçon et une petite fille, qui jouaient ensemble, souvent. A la stricte exception des poupées, j’en conviens.

    Cette émission bien documentée le confirme.

    La distinction n’a commencé à s’opérer que vers les années 80.

    Juste au moment où deux lois emblématiques venaient de renforcer la dignité des femmes (la loi Veil sur l’IVG, et celle sur le divorce par consentement mutuel). Est ce un hasard ?

    Cela n’a pas grand chose à voir, affirment plusieurs sociologues et chercheurs.

    Par contre les « stratégies de communication » et les « techniques de marketing se sont intensément développées.

    On s’est alors aperçu que des jouets mixtes et de bonne qualité pouvaient servir indifféremment à un frère ou une sœur plus jeune l’année suivante ; et aussi être offert collectivement à deux enfants ensemble (des jumeaux, par exemple, ou très proches par l’âge). Mauvais pour le chiffre d’affaires, mot magique dont on nous rabat les oreilles chaque Noël : la Bonne Nouvelle des chrétiens s’est transformée en bon résultat du chiffre d’affaires !

    Les commerciaux se sont peu à peu attelés à produire des catalogues séparés, des codes couleurs très tranchés, et à « fabriquer du désir genré » chez les enfants, si j’ose m’exprimer ainsi.

    C’est ce que dénonce avec humour le dessin rose et bleu « touche pas à mes stéréotypes de genre », avec un Zorro bleu et une fée rose.

    Il est comique de penser que l’Eglise catholique, qui vitupère à juste titre contre la société de consommation, se serait simplement engouffrée « à l’insu de son plein gré » dans le béni-oui-oui du marketing…

     Des expériences de testing sur des enfants de 3 à 6 ans, montrent qu’il n’existe aucun penchant « naturel » des enfants des deux sexes pour l’une ou l’autre catégorie de jouets.

    Ce sont les jeunes parents qui en ont été parfois les plus gênés : ils n’auraient pas imaginé que leur garçonnet adore jouer avec un baigneur et une poussette, ou que leur fillette se passionne pour les astronautes…il leur a bien fallu se confronter à cette réalité.

    Alors, les « Manifs pour Tous » orchestrées en sous-main par des industriels du jouet ?

    Nous n’en savons rien ; par contre, cette avalanche de rose et de bleu est surtout américaine.

    Et  elle introduit très précocement (trop) chez les enfants une conscience rigide de leur sexe, et une limitation de leur humanité.

    Autre bonne nouvelle : la cinéaste Agnès Varda s’est elle même définie comme une « féministe joyeuse » lors de sa distinction par l’European Film Academy.

    Est-ce que ce n’est pas formidable ? Malgré les humoristes de « la Barbe », et les militantes des « Femen », on dépeint souvent les féministes comme de tristes bonnets de nuit sans imagination…

    Joyeuses fêtes à toutes et à tous !

    Et à l’année prochaine !

    Dés 2015, nous recommencerons à vous parler de qu’est ce qu’être une femme en ce monde, et du rapport des femmes à la spiritualité.

     

    Michelle. C. Drouault

     

     

     

     


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  • LES VIOLENCES MACHISTES SONT LA PREMIÈRE CAUSE DE MORTALITÉ DES FEMMES ENTRE 15 ET 44 ANS.

    EN FRANCE, CHAQUE HEURE, 10 FEMMES APPELLENT LE 3919 pour signaler un cas de violence,

    Ces violences mobilisent ici un budget de 25 millions d’euros par an…..

    Les violences envers les femmes sont internationales, constantes, et touchent aussi bien des enfants de sexe féminin que des femmes âgées.

    Elles recouvrent la sélection des fœtus féminins, l’infanticide, l’excision, le mariage forcé, le viol, les crimes d’honneur, les violences de couple, le manquement au droit à l’éducation et à la santé ; la prostitution, la discrimination salariale, le harcèlement au travail, la misère des veuves contraintes à mendier dans certains pays…..

    Elles ont pris depuis les années 90 un visage nouveau et particulièrement barbare : LE VIOL MASSIF COMME ARME DE GUERRE.

    Pratique reconnue avec beaucoup de difficultés (car personne ne voulait y croire) durant la guerre de Bosnie en ex-Yougoslavie, elle s’est étendue en Afrique, et s’y ajoute à présent l’enlèvement de fillettes et de jeunes filles.

    Les gouvernements semblent dépassés par la recherche des coupables.

    Réclamons que ces viols de masse soient qualifiés en CRIMES CONTRE L’HUMANITÉ, et passibles du TPI : des témoignages précis montrent que ces viols touchent des enfants de moins de 8 ans, des femmes enceintes sur le point d’accoucher, des femmes âgées : il s’agit d’atteindre une ethnie ou un groupe tout entier au travers des femmes, qui transmettent la vie.

    Récemment, 80 femmes maliennes survivantes de ces viols au cours du conflit du Mali en 2012, se sont dressées pour réclamer justice.

    Nous sommes la moitié du Monde, résistons !

     

    Michelle. C. Drouault et Michèle Jeunet

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


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